La réalité, c'est aussi de savoir que tu rêves et d'aimer ce rêve par dessus tout
Savoir que tu es Tout, même ce que tu sembles désirer ne pas
être
Maayan
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La réalité, c'est aussi de savoir que tu rêves et d'aimer ce rêve par dessus tout
Savoir que tu es Tout, même ce que tu sembles désirer ne pas
être
Maayan
J'ai fait un rêve qui ressemble à cette image, j'avais un choix à faire
sur l'ouverture de l'une de ces deux portes
J'ai choisi bien sur celle avec l'inscription réalité, nous aurions fait je crois tous pareil
Et oh surprise, lorsque j'ouvris celle ci, à l'arrière, elles communiquaient entre elles
Rien , pas un mur ne séparaient ces deux pièces!
Une immense étendue vide, entièrement nue,s'étendait devant moi à perte de vue
Une pensée me vint, qui n'était pas franchement une voix
Mais avec une ferme assurance, et une grande douceur
Celà me disait, "maintenant, choisis ce que tu désires vivre, sans plus tenir compte de ce que tu as appris ou lu,
seulement ce que ton coeur désire et ce qu'il désire et expérimentera, est la seule vérité qui soit"
Le rêve s'est arrêté là, j'étais entre le sommeil et l'éveil, et je compris à quel point j'étais responsable de mes peines et de mes joies
Et que la vie tendrement me dirigeait vers toutes sortes de croyances, juste pour en arriver à cette petite conscience en apparence bénigne, mais qui eut l'effet d'un grand feu de joie, c'est si simple
Mais je compris également que cela est trop simple pour le mental, et je crois que c'est bien souvent là ou ca coince,et quand le mental peut faire semblant de manipuler les concepts les plus abstraits, ceux en fait qu'ils ne peut comprendre, il règne en maître, peut même s'imaginer en être un, mais là l'amour est encore bien loin, et dans le rêve , celà n'avait en fait aucune importance, car je sentais que Celà était absent de jugement
Complètement audelà de toute morale, simplement vivre ce qui était désiré à chaque instant
Maayan
Un instant de pureté, d'oubli de soi, le temps de se ressourcer
Juste le temps d'imaginer que l'éveil est atteint
De se faire croire que nous avons fait du chemin
Tout état si beau soit il, ne serait il pas impermanent ?
As t' on vraiment tout a gagner à rester dans le Rien pour l'infini du temps ?
J'imagine aisément l'ennui du Néant, sans personne pour l'adorer
aucun jeu à construire, à détruire pour le plaisir de recommencer un légo sans fin
Mon propos est un peu léger, mais pourquoi ne laisse t'on pas la conscience s'amuser de tout et de rien, lui apportant notre complicité
Puisqu'elle nous autorise à croire que nous sommes quelqu'un
jusqu'au moment ou elle décide qu'il en sera autrement
Tout ce qui est projeté à partir de cet absolu inimaginable, n'est 'il pas du rêve y compris l'éveil?
Endormi ou éveillé, seul change la nature du rêve
Et biensur, il n'est pas mal de jouer à s'éveiller
Un simple amusement éphèmère, auquel nous avons le grand plaisir de participer
Il ne resterait plus qu'à accepter les règles du jeu, sans se prendre trop au sérieux, pour que celà devienne un mariage heureux
Une grande histoire d'Amour entre Dieu et son image
Ceci est ma version de l' histoire
Une page simple, sans histoire
Maayan
Cette page se voudrait légère comme des cheveux d'ange
sobre et pure comme ce chant d'un temps révolu
Des mots dénués de sens, juste des sons étrange
Oublier tout ce que j'ai lu ou cru savoir de l'avoir entendu
Être à peine née et créer le monde à ma façon
Rêver Dieu comme bon me semble
Lui prêter des intentions, un but, une création
Ou n'y voir que de l'absurdité
Qu'est ce qui ferait la différence
puisque nous avons un mental fait pour divaguer
partir dans le non sens sans l'ombre d'une destinée
Nulle part ou aller, pas de centre ou de circonférence
Ainsi libre de tout penser car nulle part il n'y a de vérité
et lorsque j'en ai assez de rêver, que je suis fatiguée d'imaginer, je sais
comment trouver le silence, juste le temps de me ressourcer
Et d'aller vers d'autres errances, ainsi sans fin Partir et Revenir
Et surtout ne plus jamais réféchir à ce que je vais devenir
puisqu'il semble que je sois Tout, même ce que je n'ai jamais été
Maayan
Maayan
Il y a les moments d'oubli ou "Je" se perd encore dans son jeu,
hypnotisé par la beauté, et puis les moments de lucidité ou il
se souvient que l'on est" Rien" et de l'un à l'autre, je vais.
Maayan