
Notre foi peut-elle sauter ce pas ? Comme Icare, dans les airs nous élancer sans peur, dans une confiance illimitée, le coeur serein. Aimer si fort que tous en joie, embrassons sans efforts Ton règne, Notre
royaume, Notre réalité. Qu’avons-nous encore à pardonner pour imaginer sans regrets, un monde d’une telle pureté ? Aimer tant et si bien que notre vérité ne serait plus qu’un cœur immense, s'étendant jusqu’aux confins d’un
Univers sans fin. Regarder
dans les yeux de l’ego et l’aimer d’avoir accomplis une tache inégalée. Le remercier d’avoir joué un rôle parfait dans ces vies désirées. Encore un petit effort, deux fois rien, pour abandonner
un nom, un amour particulier, une forme de matière dense, quelques joies illusoires, beaucoup de souffrance et nos êtres à double sens. Cette dualité, a tant servi à expérimenter chaque opposé,
chaque émotion, chaque sentiment. Que reste-t-il à apprendre, si ce n’est l’ivresse d’aimer en silence. Tout donner et ne plus rien prendre. Tout offrir et ainsi tout guérir. Vies éphémères,
instables, possessions temporaires, je ne vous renie pas, vous remercie de nous avoir tant appris. Et vous mes chimères, je vous ai porté, si haut, que le Père lui-même, n’aurais pour ces idéaux,
qu’un regard attendri. Toi qui du plus haut des cieux, a tenter l’impossible mariage de ton ombre et de ta réalité. Et il nous aura fallu bien du courage, pour reconnaître que nous n’étions tout
simplement pas, ni moi ni l'autre, ni ici ni là bas, que du virtuel, du non réel. Un étonnant voyage que celui du Grand Tout et du Grand Rien, une incroyable histoire d'Amour, qui jamais ne
s'éteint. Maayan