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Nous sommes d’une génération qui avons
cumulé énormément de données. Des milliers de livres avons avalés. A plusieurs avons adhéré et fur et à mesure éliminé, mais ainsi de façon très détournée, avons nourri nos
croyances.
Un chemin, peut être étonnant de diversité. Pour
ma part, du communisme au bouddhisme, d’Aurobindo à Krisnamurti, de Meher Baba à la physique quantique, des Anges à l’Ascension en passant par Ramtha, un petit détour par Maitreya, un arrêt
long sur Urantia, sans oublier Urtak et ses clés d’Enoch, vertigineuses de données, j’en passe et des meilleurs, Et finalement du Cours en miracle à « RIEN ».
Parlons de "la nuit noire du désespoir" qui à mon
sens est proportionnel aux illusions dont nous nourrissons l’ego spirituel déguisé !!!, et les multiples déceptions qui en découlent. Car tant que nous ne sommes pas dans l’absence,
dans le « Rien du Tout », dans le silence, dénué de tout sens, nous sommes forcément dans la croyance, si subtile derrière les apparences.
Pas que ce soit le rejet de ces enseignements,
mais plus moi de nécessité ou de croyance en Une vérité ! Je pense avoir presque totalement assimilé, le fait qu’il n’existe aucune Vérité, mais seulement notre pouvoir de
croire en elle, et par cela même, la créer. Je ne renie point ces enseignements et ne regrette rien, car elles m’ont aidé à être qui je suis aujourd’hui, et biensur, on ne peut pas courir
plus vite que la musique.
Et là, le miracle du vide s’accompli, celui qui
Tout contient. Une légèreté d’Être et de tout survoler avec un sourire attendri pour tout ce que l’on a imaginé. Et je vous avouerai
que ce sont ces croyances qui m’ont fait plonger dans » la nuit noire du désespoir" et ce pendant 10 ans. Le rejet de soi dans la hantise de ne pas y arriver, de ne pouvoir se dépasser, de
transcender, d’ascenscioner, de sortir de la dualité,etc, car plus on essaye moins on y arrive ! Bref tout le Newage rassemblé.
Et plus on a cumulé, plus il faut défaire, épurer, vider. Et étonnamment, plus on est vide de toute croyance, de toute terminologie, plus l’Amour rempli cet espace maintenant dégagé, sans avoir rien fait, que tout envoyer balader.
Et l’on se retrouve surtout avec un Amour sobre en mots qui ne nécessite aucune manifestations théâtrales, pas de grandiloquence verbale, seulement une extase intérieure qui transpire à même la peau, et déverse sans mots dire un sentiment inexprimable de joie et de vraie compassion. Car la raison n’est plus, ou peut-être s’est-elle simplement mariée avec le Cœur, sa polarité de toujours. Maayan